Mgr Lefebvre et la prostitution dans les cités

Au cours d’une conférence de presse avant la célébration de ses 60 ans de sacerdoce, le 19 novembre 1989 au Bourget, Mgr Lefebvre, a mis en garde :

« Ce sont vos femmes, vos enfants qui seront kidnappés et emmenés dans des quartiers réservés comme il en existe à Casablanca (…) et vous n’oserez plus aller les chercher. (…) Qu’est-ce que va être la France à ce moment-là ? C’est déjà comme ça dans certaines villes d’Angleterre. (…) ».

Actualité Le Parisien ici

(…) La prostitution de cité est en pleine recrudescence, elle représente autour de 20 % de la traite humaine en France. On n’a pas vu arriver le phénomène, car cela passe par Internet, et se déroule à l’abri des regards. Les filles se prostituent dans des appartements, des chambres d’hôtel. C’est aussi le règne de la terreur, de l’omerta, les victimes ne portent généralement pas plainte. Le phénomène est apparu il y a environ deux, trois ans à travers les écoutes judiciaires. Les braqueurs, les trafiquants parlaient de paquets, de colis. On a d’abord pensé qu’ils parlaient de drogue mais il s’agissait de prostituées. Pas besoin de faire venir des filles d’Afrique ou d’Amérique du Sud, la matière première est sur place dans la cité, à portée de main. On est dans le franco-français. La fille, on la surveille, on la séquestre, on la violente…

 Quel est le profil de ces nouveaux «macs» ?


Ce sont de jeunes voyous de cité qui ont fait souvent leurs classes dans le trafic de stupéfiants, et qui ont compris qu’il était plus facile et moins risqué de tirer profit de la prostitution. Une fille peut rapporter entre 100 000 et 200 000 € par an. Ce sont des dealeurs de filles. Ils adoptent un «business plan» et montent des équipes, avec des recruteurs, des gardiens, des blanchisseurs… Pour démanteler ces réseaux, cela nécessite des enquêtes judiciaires longues, avec des moyens d’investigation lourds (écoutes, filatures…) et des policiers spécialisés. (…)

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