A nos soldats

En ce 11 novembre 2015, cent ans après la Première Guerre Mondiale, en souvenir des 333700 soldats français morts en l’année 1915. Pour ne pas les oublier, eux qui sont morts pour la France, quand d’autres sans aucune pudeur vivent pour la détruire.

Carnet de guerre d’un soldat au 222e régiment d’infanterie en 14-18.

« Ces dures épreuves physiques que nous avons subies prouvent que l’on peut pétrir son corps avec sa volonté, et que ce corps file lentement sur l’ordre. Marcher quand on ne peut plus marcher, dire qu’on va mourir et vouloir fortement vivre, tomber pour ne plus se relever et courir toujours, ne pas dormir, ne pas manger, dormir avec la pluie dans le cou et un ruisseau sous les pieds, être sous le sac comme un cloporte sous une pierre, et emporter sa pierre, puis à la première grande halte oublier tout et tenir le poteau d’arrivée, voilà ce qu’a dit au corps la guerre. Elle n’a pas dit autre chose à l’âme. Elle lui a appris à faire sa tranchée pour la résistance, à vouloir s’élever vers la lumière. »

  

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