Discours de la Ligue Francilienne à la première rencontre Charles Martel

Chers amis et camarades…

Pour commencer je remercierai Jacques Soulis pour son invitation à cette réunion consacrée à Charles Martel.

Je n’aurai pas la prétention d’intervenir en historien, d’autres ici le feront plus aisément à ma place. Non, ce sera en tant que militant responsable de mes propos au regard de mes compagnons de lutte.

J’avais proposer à Jacques d’inscrire mon intervention sous l’intitulé: « Charles Martel, un symbole de résistance pour notre temps »… Mais Charles Martel est beaucoup plus que cela, il est comme d’autres acteurs de notre Histoire Européenne un chemin, celui de notre volonté rebelle, car nous sommes les coeurs rebelles de notre siècle pour paraphraser Dominique Venner !

Nous pourrions aussi ne pas répondre à cette invitation et rester confortablement assis dans nos petites habitudes d’électeurs-citoyens… Non, notre devoir est celui de servir pour témoigner de nos héritages civilisationnels face à ce nihilisme organisé et établi !

Qu’est devenu notre continent ? Une terre atteinte dans son identité, dans ses racines les plus profondes car malade d’un péril démographique. Une terre suicidée par des conflits fratricides répondant à la volonté unique et hégémonique d’institutions sans souveraineté et sans légitimité politique… C’est une terre lobotomisée par des cultures sans histoire, sans traditions et sans valeurs civilisationnelle ! L’Europe est devenue une véritable passoire de la déchéance occidentale.

Regardons l’oeuvre de nos lointains aïeux et posons nous la question de notre devenir en tant qu’Européen… Que sommes nous devenus ? De simples consommateurs-producteurs de nos propres frustrations car jamais satisfaits, éternelle source d’enrichissement pour nos nouveaux maîtres ! L’Européen du XXIèmme siècle est devenu un petit employé racketté par le système qu’il entretient de lui-même ! Rappelons nous de nos ancêtres, bâtisseurs de notre Histoire et de notre culture et dénonçons les rapaces, fossoyeurs de notre identité !
Tous ont trahi la France en laissant volontairement, d’une manière comptable et orientée le péril s’installer en Europe, tel une mérule pleureuse…

Le visage de la négation humaine s’est invité dans notre quotidien. L’anonymat des masses dites « laborieuses » mais plus précisément devenues « ludiques »… L’indifférence aux règles du savoir-vivre ensemble, principe même de toute société civilisée… La désincarnation de nos lieux de traditions et de foi… Le désenchantement de nos villages et de nos provinces dans l’identité même de leurs paysages… Bref, la déshumanisation de notre civilisation !

Peuple d’Europe relevons nous avant qu’un nouveau totalitarisme ne nous embrasse et nous embrase… Dictature d’une économie apatride, de l’individualisme bourgeois qui en découle, ou bien encore de l’égotisme narcissique véritable produit mercantile d’un clonage de « bobo » qui se planque derrière sa fiche de paie, mais encore et surtout de l’obscurantisme fanatique d’un corps étranger et religieux qui nous déracine…

Au regard de cette involution civilisationnelle, notre colère rebelle exige la formation de véritables citadelles de résistance, forteresses de nos héritages ! Face aux tièdes qui nous entourent il s’agit de ne plus transiger sur la reconquête de nos valeurs européennes ! Relevons la tête et ouvrons les yeux aux nôtres pour ne plus nous laisser enfermer dans les draps d’un sommeil empoisonné, bercé par l’insouciance de notre devenir, si gravement menacé de mort. Dévoilons la carte de notre volonté de reconquête, rappelons aux nôtres d’où nous venons, affirmons aux nôtres ce que nos racines ont fait de nous, et réaffirmons notre avenir commun d’européens ! Je rappellerai cette citation de Nietzsche : « Frotte tes yeux, afin d’en chasser le sommeil, toute myopie et tout aveuglement. Écoute moi aussi avec tes yeux : ma voix est un remède, même pour ceux qui sont nés aveugles. Et quand une fois tu seras éveillé, tu le resteras à jamais ».

Pour cela, nos pédagogues doivent réellement enseigner ce qu’est notre Histoire, nos moyens culturels et médiatiques doivent raviver la flamme de notre sang et notre environnement doit être à l’image de nos cultures et de de nos traditions.

L’avenir de la France est sombre…

Chaque jour apporte son lot, son flot de nouvelles stupéfiantes qui indiquent que le chaos s’amplifie continûment, qui montrent que rien n’est fait et que rien ne sera fait pour l’endiguer et qu’on se contentera de le nier ou de le minimiser et que toutes les annonces qui iraient dans le bon sens resteront à tout jamais des annonces et des lettres mortes.

Il serait impossible de faire en moins de trois cents pages in folio sans compter les annexes un résumé de ces nouvelles stupéfiantes qu’on a dû se prendre au cours des derniers mois  – on excusera ma vulgarité, mais c’est ainsi que s’exprime le mieux ma colère ; pour d’autres la vulgarité est de caractère, naturelle ou affectée, pour faire peuple, elle est un clin d’œil à cette nouvelle société « de masse » peuplée d’hommes collectifs, dociles, élevés et conditionnés dans des systèmes policés et « voyeurs »…

Parmi les nouvelles les plus récentes, je citerai dans le désordre, car tout est désordre, c’est même la nouvelle norme, un recteur réclamant 2 200 mosquées de plus ; un ministre encourageant à l’immigration en déclarant à Calais aux migrants que « l’asile en France est la meilleure chance pour eux » ; des marines européennes se mobilisant pour aider les immigrants illégaux ; l’affaire de Béziers où un maire n’a même plus le droit de faire des additions ; l’affaire d’un squat qui est une légalisation éclatante de la spoliation…

Je ne me ferai pas faute de mentionner aussi les dégradations de cimetières chrétiens et d’églises catholiques, qui ressemblent de plus en plus à une guerre de religion, graves événements sous-médiatisés.

Quelle foire dans cette France devenue une piste pour auto-tamponneuses baptisée vivre-ensemble, tout cela sous le regard gourmand, calculé et patient de djihadistes potentiels mais considérés par la « bien-pensante » comme « modérés », ces « loups solitaires », ces « déséquilibrés », ces « cas isolés », tout cela sous couvert de faux distinguos avec l’islamisme, on a de quoi hurler de rage.

Disons-le tout net et sans fausse honte dans laquelle gouvernants, médias et autres gardiens du système excellent, disons-le tout net : le seul naufrage qui nous préoccupe ici c’est celui de la France et de l’Europe.

Quelles sont les institutions que les Français pourraient respecter encore, et en qui ils auraient encore confiance ?
La justice qui ne punit pas, qui réduit des peines déjà minimes et insuffisantes, qui cafouille, qui libère sciemment ou par erreur l’assassin, mais plus souvent sciemment que par erreur ?
La Sécu qui dérembourse ? Les caisses de retraites qui ne paient pas les retraites ?
La police, qui n’ose pas intervenir et subit stoïquement les invectives et les lapidations ?
Le législateur qui pond des lois iniques ou absurdes ou inutiles ou spoliatrices ?
Les gouvernants qui devraient être des modèles et qui ont des comptes non déclarés en Suisse, qui  vivent grassement et à l’abri du vivre-ensemble dans leurs ghettos de riches en faisant la nique aux sans-dents à qui quotidiennement ils continuent de donner des leçons de maintien ?
La presse qui est achetée par l’Etat à coups de centaines millions de subventions annuelles, extraits par la force de la poche de ces mêmes Français qu’elle accuse de tous les maux ? Et pourtant, les gens avalent leur café de travers le matin quand ils ouvrent leur journal…
Nietzsche a écrit qu’il faut protéger les forts contre les faibles, or aujourd’hui ce sont les faibles qui vont l’emporter !

Alors que, petit à petit, l’islamisme fait son nid, alors que le harcèlement envers les gens et les institutions, les valeurs, le mode de vie français s’amplifie, les élites politiques, médiatiques, intellectuelles et religieuses n’ont rien d’autre à nous proposer que la résignation et la soumission. La confrontation de civilisations n’est pas compatible, tout simplement pour des raisons historiques et culturelles évidentes…

Vraiment, j’ai beau y réfléchir, je ne vois pas d’issue autre à cette situation qu’une résistance qui prendrait la forme d’une vraie résistance… Seule, une volonté farouche, lucide et sans doute cruelle pourrait régler le problème ! Entre Hamlet et Don Quichotte, il y a bien forcément une troisième voix !

C’est bien ça, le grand sujet, le seul sujet : comment arrêter la descente infernale ?

Alors oui, 1300 ans plus tard, Charles Martel doit revenir… Pour notre renaissance et à l’image de Charles Martel formons des pôles de résistance ! Sortons de nos fatalités et soyons intransigeants sur la reconquête de notre civilisation !

Gardien et soldat de notre Europe, Charles Martel nous ne t’oublions pas ! Notre combat sera notre service rendu en ton témoignage !

Si certains se prénomment « Charlie », alors nous, nous porterons le nom de « Martel » ! Nous sommes ici et maintenant à Poitiers « Charles Martel » !

Merci pour votre attention.

Hugues Bouchu « Réseau Identités-Ligue Francilienne »

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