I like ou la putréfaction de la pensée


Il ne vous est jamais venu à l’esprit, vous français, adeptes de la logique, spécialistes de la symétrie (cf « le jardin à la française ») de vous interroger sur le fameux « I like » de Facebook ? En toute logique, si nous trouvons un bouton « I like » (« J’aime »), nous devrions trouver juste à côté un mignon bouton « I don’t like » (« Je n’aime pas »). En effet nous pouvons aimer, mais également ne pas aimer certaines choses. Il est simple d’aimer, mais cela révèle une certaine force de caractère voire un esprit critique pour ne pas aimer. On écartera l’oubli involontaire du bouton « I don’t like » ou le manque de moyens financiers de Facebook pour implémenter le bouton. L’absence du bouton « I don’t like » a un but précis et qui ne doit rien au hasard. Nous vous révélons un secret : les américains ne se sont pas contentés de vous bombarder de leurs productions Hollywoodiennes et de leurs fastfoods, ils vous ont également intoxiqués avec leurs valeurs. Le politiquement correct, c’est eux. Le multiculturalisme, c’est eux. La théorie du genre, c’est encore eux. Concepts sur lesquelles se sont jetés « les forces de progrès » françaises en mal d’idées. « I like », c’est tout le symbole d’une amérique où l’on fabrique le consensus et donc le consentement. La dictature soft d’une masse de moutons dominée par une oligarchie constituée de rapaces. Ne pensez pas par vous-même. Ne réfléchissez pas. N’ayez pas d’esprit critique. Ne vous faites pas remarquer en parlant et agissant différemment du groupe. C’est le consensus mou. On fait risette à l’entourage et l’on dit le contraire de ce que l’on pense. On en arrive à avoir honte d’avoir de mauvaises pensées. Sur Facebook se produisent des choses absurdes, des « I like » sur des vidéos ou des photos que les gens détestent, mais des « I like » qui veulent en réalité dire « I don’t like ». En quelque sorte l’exercice involontaire de la double pensée orwellienne … Chaque fois qu’un européen appuye sur le bouton « I like », l’américain Facebook pratique sur lui un entrainement mental à la perte de tout esprit critique, comme le hamster dans sa roue. Alors, la prochaine fois que vous cliquez sur « I like » … réfléchissez ..,

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