Richard Roudier contre le préfet Boucault : appel à soutien

Devant la Cour d’Appel de Montpellier le mardi 8 juillet à 14 h, venez soutenir  Richard Roudier (Ligue du Midi-Réseau Identités) et Josiane Filio (Riposte Laïque) contre le préfet de police Bernard Boucault

On se souvient, il y a moins de trois mois, du procès en 1ère instance à Carcassonne, sur plainte du Préfet Bernard Boucault, où le tribunal avait préféré jouer dans la demi-mesure en condamnant Richard Roudier et Josiane Filio à 200 € d’amende pour injure, assortis du sursis, ce qui constituait une peine ridicule, surtout quand l’accusation prétendait que l’on avait injurié un préfet de police détenteur de l’autorité publique. Mais pour notre camp, cette condamnation, véritable  pétard mouillé, constituait tout de même une condamnation alors que les deux accusés n’avaient fait qu’exercer leurs droits constitutionnels relatifs à la liberté d’expression.

Comme pour nous,  la liberté d’expression est la mère des libertés publiques, il n’était pas question de déroger avec les principes et nos amis et leur conseil, avaient décidé unanimement  de faire appel de ce jugement et de donner à cette affaire le lustre qu’elle méritait désormais. Soyons clair, soit l’on est coupable et l’on doit être condamné, soit l’on est innocent et l’on doit être relaxé, c’est ce qu’avait évidemment plaidé  Me. Gardères en 1ère instance demandant la relaxe, avec en prime la condamnation du préfet Boucault à acquitter 2.500 euros de frais de justice.

Afin de resituer l’ambiance de ce procès, rappelons que Me. Gardères prenant la défense de Richard Roudier sur le ton de l’humour avait déclaré : « Ce dossier dérisoire me fait penser à une cour de récréation dans la France de 1950. Richard et Bernard se chamaillent, et le premier qualifie le second de « bourricot ». Certes, le jeu de mot est facile. On peut penser qu’il rappelle les heures les plus sombres de son enfance à Bernard Boucault, qui a sans doute souffert plusieurs fois de ce surnom, et en a gardé des traumatismes irréversibles, d’où sa sur-réaction »…Richard Roudier précisant : je n’ai pas dit le « bourricot de préfet », j’ai seulement écrit que toute analogie entre Boucault et Bourricot serait fortuite, ce qui est tout à fait différent, d’autant qu’il s’agit d’un propos venant en conclusion d’une Fable de la Fontaine, reproduite in extenso dans mon communiqué, intitulée  l’âne chargé de reliques”.

On savait La Fontaine subversif à son époque, mais 3 siècles et demi  plus tard…quelle fraicheur !

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