« Les Inrocks », devoir d’insolence… contre devoir de mémoire

PetitionInrocks Une certaine gauche porte dans ses gènes l’esprit de la collaboration, du renoncement et de la trahison de la France et du peuple français.

Lisons ensemble cette superbe pétition : « S’inscrivant dans une longue tradition pamphlétaire des artistes engagés en France contre l’État français, du « nation de porcs et de chiens » d’André Breton au « le temps que j’baise ma Marseillaise » de Léo Ferré en passant par le « je conchie l’armée française » d’Aragon ou le « votre République, moi j’la tringle » de Renaud, Saïdou et Saïd Bouamama ont choisi d’assumer leur « devoir d’insolence » […]. D’accord ou pas d’accord avec les propos et les formulations incriminés, nous défendons leur droit de les tenir. L’extrême droite veut interdire le droit de chanter la révolte, imposons le droit de l’exprimer sans entraves. »

Les différences entre un patriote et un traître sont fondamentales et se placent sur l’axe des valeurs. Le traître crache dans la soupe qui le fait vivre. Il profite et jouit sans entraves, n’exprime aucun scrupule ni remords. Il est opportuniste, il prend ce qui peut être pris. Pour lui, demain importe peu, l’idée de la destruction de ce qui a été lentement bâti par ses parents, grands-parents, ses ancêtres, tout un peuple l’indiffère voire le réjouit.

La France est pour lui une simple géographie où il est né, car lui est un citoyen du monde, mais, attention, équipé d’une carte Visa Gold et d’une assurance rapatriement. Au cas où.

Il veut déchirer sa carte d’identité et son passeport pour nous montrer de quoi il est fait, mais il hésite : cela sert quand même pour partir aux Maldives.

C’est un passager clandestin de notre civilisation. Un rat dans la cale, un profiteur parmi les profiteurs. Un rebelle de pacotille à la méchanceté chevillée au corps.

Les racines gréco-latines ou chrétiennes de l’Europe ? Il les vomit. Du passé faisons table rase.

Le traître, tel une termite, sape les fondements de la société qui l’héberge.

Le traître est traître par cynisme, opportunisme, bêtise, endoctrinement.

De l’affaire de la reparution du journal l’Humanité en juin 1940 (voir ici) à la Francisque de Mitterrand (récipiendaire numéro 2202 de l’ordre de la Francisque) en passant par les porteurs de valise pro-FLN de la guerre d’Algérie, un long fil conducteur de collaborationnisme se tisse.

Pour rappel et pour exemple, le père de Guy Môquet, Prosper Môquet, est arrêté le 10 octobre 1939. Rappelons les circonstances…

C’est un radical de gauche, Edouard Daladier, président du Conseil, ministre de la Défense nationale et de la Guerre du 10 avril 1938 au 20 mars 1940 et ministre des Affaires étrangères du 13 septembre 1939 au 20 mars 1940 puis ministre de la Défense nationale et de la Guerre du 21 mars au 18 mai 1940 qui est à l’origine de l’arrestation de Prosper Môquet du fait du décret-loi du 18 novembre 1939. Décret suivi de la circulaire n° 12 du 14 décembre 1939, signée A. Sarraut, ministre de l’Intérieur, qui fixe les conditions d’application du décret du 18 novembre 1939.

circulaire-14121939

Pour rappel, dans la salle des séances ce 18 juillet 1946, Daladier doit se défendre contre les représentants du Parti communiste français : « Au cours de cette séance longue et mouvementée, présidée avec autorité par Vincent Auriol, Edouard Daladier, pendant plus de trois heures et à trois reprises, répond point par point à ses accusateurs, mieux même il attaque le PCF et l’accuse de complicité avec la « Russie des soviets », signataire du pacte germano-soviétique. II revendique hautement la responsabilité de la dissolution du PCF et rappelle qu’il est à l’origine du décret du 18 novembre 1939 autorisant le ministre de l’Intérieur à décider des internements administratifs. »

Prosper Môquet à la suite à la dissolution du Parti communiste français en 1939 par Edouard Daladier ne dénonce pas le pacte germano-soviétique et participe à la constitution du Groupe ouvrier et paysan français. De facto, il collabore avec l’ennemi.

Pour rappel et autre exemple, on lira ici la lettre de responsables du journal l’Humanité adressée au colonel Boemelburg de la Gestapo, le 25 juin 1940 (pour se situer dans le temps, l’armistice a été signé le 22 juin). On comprendra alors pourquoi la police française ayant arrêtée les communistes Maurice Tréand et Denise Ginollin à la porte Saint-Martin le 20 juin 1940 (avant l’armistice), ils sont finalement libérés sur injonction de l’occupant nazi, le 25 juin 1940 (voir ici), et après le limogeage du préfet de police Roger Langeron par les autorités désormais occupantes (voir ici, page 110 du livre Juin 1940, la négociation secrète, les communistes français et les autorités allemandes). Roger Langeron, franc-maçon et Radical de gauche ! Ce ne sont pas de gentils communistes arrêtés par de méchants fascistes !

PCF-collabo-1940

On lira enfin la lettre ouverte Guy Môquet à Xavier Darcos (ici) par Pierre de Villemarest, agent P2 du réseau Kleber-Galien et officier dans le Vercors pendant la Résistance (il a reçu la Croix de guerre 1939-1945, une citation à l’ordre du corps d’armée, la Croix du combattant volontaire de la Résistance et la Médaille des engagés volontaires 1939-1945. Il est membre de l’Amicale des anciens des services spéciaux de la défense nationale et membre de l’Association des écrivains combattants.

« Dans le texte du Monde, vous écrivez que ce garçon «était partagé entre la piété filiale et l’intérêt supérieur de la nation». Étrange affirmation ! Si vous aviez consulté la collection complète de l’Humanité parue sous l’Occupation depuis l’été 1940, au moment où la Wehrmacht défilait sur les Champs-Elysées, vous auriez constaté que la prose que le jeune Guy Môquet distribuait alors dans le pays adhérait pleinement à la collaboration avec l’occupant. Cette collection intégrale de l’Humanité et divers tracts communistes de l’époque sont éventuellement à votre disposition. […]. En un mot, Guy Môquet a été victime de son zèle, dans la filiation de son père, pour une politique à laquelle les premiers résistants dès l’automne 1940, et non après juin 1941, étaient hostiles. »

Retrouvez la pétition des Inrocks : cliquez ici. La liste des signataires indiquée sur la pétition, pour inscrire leurs noms dans votre mémoire :

PREMIER(E)S SIGNATAIRES :

La Rumeur, Youssoupha, Casey, Zebda, Scred Connexion, Rachid Taha, Mathieu Kassovitz, Amazigh Kateb,  Les Ogres de Barback, La Rue Kétanou,  Guizmo (Tryo), Imhotep (IAM), Les Ramoneurs de Menhirs, HK et les Saltimbanks, La Compagnie Jolie Môme, Dub Inc,  Elli Medeiros, Archie Shepp, Slimane Dazi, Axiom, Oai Star, Maitre Madj, Première Ligne (Skalpel, E.One et Akye), Siné,  Raphaël Confiant, Judith Butler, Rokhaya Diallo, Pascal Blanchard, Eric Fassin, Laurent Levy, Pierre Tevanian, Christine Delphy, Elie Domota, Olivier Besancenot, Houria Bouteldja,  Eva Joly, Noel Mamère, Sergio Cornado, Hervé Poly,  Xavier Mathieu, Clémentine Autain, Malsa Garcin.

ARTISTES:

Samia Ammour (Chanteuse), Philippe Caubère (Comédien), Gaza Team, Orchestre Poétique d’Avant-guerre – O.P.A, PRIZDIRECT – Laboratoire du Documentaire, La Rabia, Ladji Réal (réalisateur), Hassan Salaam, Lionel Soukaz (cinéaste), René Vautier (réalisateur), Viktor Coup?k (ex-Kalash)

UNIVERSITAIRES ET INTELLECTUEL(LE)S:

Mogniss Abdallah (journaliste), Zahra Ali (doctorante à l’EHESS et à l’IFPO), Paola Bacchetta (sociologue, Department of Gender and Women’s Studies, University of California Berkeley), Etienne Balibar (philosophe), Sirma Bilge (professeure au département de sociologie, Université de Montréal, féministe antiraciste), Ahmed Boubeker (sociologue, Lyon), Naïma Bouteldja (journaliste), Nicole Brenez (universitaire – Paris 3), François Burgat (directeur de l’IFPO), Pierre Cours-Salies (sociologue), Jamel El Hamri (enseignant), Albano Cordeiro (économiste-sociologue CNRS), Aude de Caunes (King’s collège, Londres), Elsa Dorlin (philosophe, Université Paris 8), Cédric Durant (Enseignant-chercheur – Université Paris 13), Jules Falquet (sociologue, Université Paris Diderot), Youssef Girard (historien), Nacira Guénif (sociologue), Abdellali Hajjat (Sociologue), Karim Hammou (chercheur en sciences sociales), Hélène Hazera (productrice de « Chanson Boum » – France Culture), Daniele Kergoat (sociologue), Razmig Keutcheyan (Enseignant-chercheur – Université Paris 4), Souad Khaldi (traductrice), Statis Kouvélakis (King’s collège, Londres), Olivier Lecour Grandmaison (historien), Marwan Mohammed (Sociologue, CNRS), Marwan Muhamad (statisticien), José Luis Moraguès (Maître de Conférences Montpellier III), Olivier Neveux (universitaire, Lyon 2), Olivier Noël (Sociologue ISCRA), Anthony Pecqueux (Sociologue, chercheur CNRS, Militant Sud-recherche), Jérémie Piolat (Sociologue), Aude Rabaud (Enseignante-chercheure en Sociologie – URMIS-Université Paris Diderot), Mathieu Rigouste (chercheur en sciences sociales), Marguerite Rollinde (CNRS), Joan W. Scott (Institute for advanced study), Todd Shepard (Associate Professor of History, Johns Hopkins University, USA), René Schérer (philosophe, professeur émérite à l’université de Paris 8), Patrick Silberstein (éditeurs aux éditions Syllepse), Marie Sonnette (doctorante en sociologie, Université Paris 3), Louis-Georges Tin (maître de conférence, université d’Orléans), Sylvie Tissot (sociologue), Enzo Traverso (Professeur de Sciences politiques, Université de Picardie), Nicolas Vieillescazes (Edition les Prairies Ordinaires)

PERSONNALITÉ(E)S, MILITANTS ET MILITANTES :

Annick Coupé, Omar Benderra (syndicaliste), Sarah Benichou (NPA, Collectif 8 Mars Pour Toutes), Martine Boudet (ATTAC), Youssef Boussoumah (CCIPPP et PIR), Nouh Chebbaï (Militant associatif et membre du PYM), Ismahane Chouder (Participation et Spiritualité Musulmane), Françoise Clément (ATTAC), Samy Debah, Sadri Khiari (PIR), Fahima Laïdoudi (Militante des quartiers populaires, anticapitaliste), Fernanda Marrucchelli (FASTI),  Morgane Merteuil, Mohsin Mouedden, Ndella Paye Diouf (Militante associative, Collectif Féministes pour l’Egalité), Danièle Obono (militante Front de gauche), Annie Pourre (No Vox), Renée Ravoteur (Militante révolutionnaire de Martinique), Luc Reinette (Comité international des peuples noirs, Guadeloupe), Omar Slaouti, Jean Paul Nunez (Pasteur), Mireille Fanon-Mendes-France (Experte Groupe de travail personnes d’origine africaine,  Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU)

– Elus

Mehdy Bellabas (Maire adjoint EELV, Ivry), Léla Bencharif (EELV, Vice-présidente du conseil régional Rhones-Alpes), Jean-Jacob BICEP (député européen EELV), Anouk BRETON (Adjointe au Maire de Grenay), Frédéric Sarkis (Elu EELV à la mairie de Colombes), Djamila Sonzogni (Conseillère régionale alsace EELV, présidente d’ALDA – Association de lutte contre les discriminations en alsace)

– Responsables politiques et associatifs

Abdelkarim Aïchi (Porte-parole du Parti des Indigènes de la République), Omar Alsoumi (Mouvement des Jeunes Palestiniens – PYM), Tarek Ben Hiba (Président de la Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives – FTCR), Farid Bennaï (Membre du secrétariat national de la FASE), Leila Chaibi (Secrétaire nationale du Parti de Gauche), Mouhieddine Cherbib (Ancien Président de la Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives), Eric Coquerel (Secrétaire national du Parti de Gauche), Monique Crinon (Présidente d’IPAM), Michel Decourcelles (Rassemblement des Cercles Communistes – RCC), Driss Elkherchi (Président de l’ATMF), Nabil Ennasri (Président du CMF), Susan Georges (présidente d’honneur d’ATTAC France), Imen Habib (CCIPPP, BDS France), Eva Lumanischa (Collectif Afrique), Gustave Massiah (membre fondateur du CEDETIM),  Lisette M’Baïreh (porte-parole du PIR), Christophe Perrin (La Cimade , Coordinnateur lutte contre les discriminations), Christine Poupin (Porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste), Corinne Recourt (PCF Aisne, Membre du Conseil National du PCF), Gilles Sokoudjou (Président des Indivisibles), Odile Schwertz-Favrat (co-présidente de la FASTI), Catherine Stern (CN du MRAP), Limam Wajdi (UNI*T)

– Membres de collectifs et associations

Tariq Ait Amara (Président de CAPE sur Ivry : Citoyens A Part Entiére sur Ivry et Association des jeunes de la cité Gagarine d’Ivry), Kader Atia (directeur de l’AMPIL – Association Méditerranéenne Pour l’Insertion sociale par le Logement – et représentant de la FRACHI – Fédération Régionale des Acteur intervenant auprès des Chibanis), Catherine Ballestero (Mrap 5/13), Boualem  Benkhelouf (Association le 93 au cœur de la république), Aziz Bensadek (Collectif Solidarité Maghreb – Marseille), Soraya Chekkat (Collectif Mémoire Luttes Justice Egalité, Marseille), Simon Delafoy (Président de l’association CCI Convergence Citoyenne Ivryenne), Fodé Roland Diagne (porte parole du Comité Sans Papiers 59), Fatma-Zohra Hadji (MRAP), Aya Khalil (Association Epices, Paris 13), Djamila Kisrane (MRAP Lyon), Monique Lellouche (MRAP Paris), François Munier (MRAP Nancy), Alexandrine Vocaturo (MRAP Menton)

ORGANISATIONS ET ASSOCIATIONS

Collectif Georges Ibrahim Abdallah PACA, Coordination Nationale des Sans Papiers, Coup pour Coup 31, Front du 14 janvier, Les Indivisibles, Les Mots Sont Importants, Les Périphériques vous parlent, Mouvement des Jeunes Communistes Français (59), MRAP Lille et Sud-métropole, Nouveau Parti Anticapitaliste, Observatoire de la liberté de création de la Ligue des droits de l’Homme, Parti de Gauche, Parti des Indigènes de la République, Quartiers Nords Quartiers Forts de Marseille, Rassemblement des Cercles Communistes, Sortir du Colonialisme, UEC Lille

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